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4 janvier 2019

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Non, il ne s’agit pas d’une peinture, il ne s’agit pas non plus d’une prise de vue numérique, ni d’une création digitale à base de Photoshop.
Cette image a été prise sur film argentique, un de ces films dont Kodak inondait le marché il n’y a pas si longtemps: le Kodak High Definition 400;  le genre de film qu’on pouvait trouver aussi bien chez le photographe qu’au supermarché du coin. On les trouvait emballés par 3 ou 4, toujours en promotion. Pas un film professionnel de toute évidence.

Un ami en a trouvé un sac entier sur une brocante pour quelques euros. Tous périmés depuis une bonne dizaine d’année. N’en ayant pas l’utilité ils me les a gracieusement cédés. Merci à lui.

On pourrait s’attendre à ce que des films bon marché, qui plus est périmés donnent des résultats surprenants: couleurs faussées, grain exagéré, sensibilité foireuse… Il n’en est rien ! Ca ne bouge pas, le grain reste raisonnable et la sensibilité correcte. Finalement la Kodak HD 400 c’est un peu comme les yaourts, quand la date limite est dépassée c’est encore bon.

Mais le film ne fait pas tout. D’où vient alors ce côté pictural, ce presque pointillisme, cette atmosphère douce de fin d’après-midi comme sortie d’un tableau figuratif ? Mais de l’appareil photo bien sûr !

Périmé de longue date lui aussi, j’en ai parlé en détail ici et je n’y reviendrai que très brièvement. Le Taxona est un minuscule appareil qui fourni des images au format carré de 24×24 mm (l’Instagram des années 1950 !). Il est équipé d’une optique Carl Zeiss Jena Tessar 37.5mm. Créée par Paul Rudolph, opticien allemand travaillant à l’époque pour Zeiss, cet objectif était réputé pour son piqué; cette grande impression de netteté combinée au grain du film offre ce rendu unique et très intéressant.[/vc_column_text][vc_media_grid element_width= »12″ grid_id= »vc_gid:1546702372807-41b7354b-fed7-5″ include= »4940″][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][/vc_column][/vc_row]

11 novembre 2018

[vc_row css_animation= »appear »][vc_column][vc_column_text]

Berlin ?

J’ai adoré ! Pourquoi ? Je ne sais trop finalement, il y a le mur bien sûr qui est quand même quelque chose de très impressionnant. Il y a aussi le fait que David Bowie y a passé beaucoup de temps (je suis fan de David Bowie depuis l’âge de 15 ans), je suis d’ailleurs passé non loin d’un bar[mfn]Dans le quartier de Kreuzberg Bowie fréquente le So 36, club punk historique, particulièrement agité à l’époque.[/mfn] qu’il fréquentait assidûment paraît-il. Il y a aussi très certainement les films comme « Wir Kinder von Bahnhof Zoo »,  » Der Himmel über Berlin » de Wim Wenders ou encore « Berlin Alexanderplatz » de Fassbinder[mfn]Berlin Alexanderplatz est une série de Rainer Werner Fassbinder en 14 épisodes qui a été diffusée en 1980. Je ne l’ai jamais vue mais aussi étrange que cela puisse paraître j’en connais le titre depuis toujours me semble-t-il. Pourquoi ce titre, ces deux simples mots « Berlin Alexanderplatz » sont-ils restés gravés dans mon esprit depuis tant d’années ? Mystère. J’ignorais même jusqu’à aujourd’hui qu’il s’agissait d’une série ! fassbinderfoundation.de[/mfn] qui m’ont quand même profondément marqués à l’époque.
Bref, je me suis rendu dans cette ville en traînant dans mon esprit ce fatras de souvenirs romantiques qui ont volés en éclat lorsque le premier jour je suis arrivé sur la « Alexander platz ». A ce propos je trouve étonnant le fait de connaître tous ces noms de places de Berlin alors que je ne m’y étais jamais rendu auparavant. Je vais paraître sans doute très naïf ou encore une fois trop romantique mais je m’attendais vraiment à y trouver une ambiance de films noirs des années 50 ou un peu glauque des années 70 à la Christiane F. … il n’en fût rien bien évidemment…[/vc_column_text][clapat_lightbox_gallery][clapat_lightbox_image thumb_img_id= »4666″ img_id= »4666″ alt= »Die Berliner Mauer »][/clapat_lightbox_gallery][vc_column_text css_animation= »none »]… Alexander Platz c’est aujourd’hui une immense place, vide de toute construction décorative ou artistique, encerclée par de grosses enseignes internationales (H&M, Starbucks, Mediamarkt,…) Et il en va à peu près de même d’autres places comme par exemple la Postdamer Platz qui en 1990 fût littérallement jetée en pâture à 4 investisseurs privés, était-ce une bonne idée ? Le sommet du mercantilisme étant atteint à « Check point Charlie » ou les Mc Donald’s et autres échoppes de souvenirs (produits localement… en Chine) se disputent âprement la place, le tout entouré de slogans anti-russe et anti-Poutine comme il se doit. Tu peux même te faire prendre en photo devant l’aubette certifiée « pas authentique » en compagnie de faux, mais néanmoins très sympathiques, soldats américains (d’origine turque m’a-t-il semblé) moyennant la modique somme de 10 euros…
Il existe heureusement à Berlin des initiatives qui organisent des visites « alternatives ». Ce sont des jeunes qui connaissent bien la ville et qui se propose de te montrer un peu le vrai Berlin et le Berlin historique en t’emmenant loin des sentiers battus. Ce fût réellement très très intéressant.[/vc_column_text][clapat_lightbox_gallery][clapat_lightbox_image thumb_img_id= »4659″ img_id= »4659″][/clapat_lightbox_gallery][vc_column_text css_animation= »none »]

Ferrania !

J’étais partis là-bas avec 3 films, parmi ceux-ci 2 Ferrania Alpha P30.
Ferrania est probablement l’unique et plus ancienne usine de fabrication de film photographique italienne. Ses débuts remontent à la fin de la première guerre mondiale. La firme connut un immense succès après la seconde guerre avec la production de pellicules telles que la Ferraniacolor et la Pancro 30 noir et blanc largement utilisée par des cinéastes tels que Pasolini, De Sica ou Fellini.
En 2009 la société arrêta, comme beaucoup d’autres avant elle, toute production de film photographique. Cependant en 2013, d’anciens employés de la firme créèrent une nouvelle firme « FILM Ferrania » et lancèrent un crowdfunding sur la plateforme Kickstarter qui leur permit de récolter 322.420 $ afin de racheter le matériel de l’ancienne usine et relancer la production de film, en particulier une version améliorée de la Scotch Chrome 100.[/vc_column_text][clapat_lightbox_gallery][clapat_lightbox_image thumb_img_id= »4664″ img_id= »4664″][/clapat_lightbox_gallery][vc_column_text css_animation= »none »]Mais relancer la production de film même à petite échelle est un chemin parsemé d’embûches et avant de pouvoir produire du film couleur ou réversible il faut parfaitement maîtriser le couchage d’émulsion. C’est en effectuant ces essais de couchage que l’idée est venue aux ingénieures Ferrania de mettre en vente ces premiers mètres de pellicules en noir et blanc. Ils ont appelé cette émulsion ALPHA P30 en hommage à la P30 des années 50.
L’émulsion n’est pas parfaite, il y a des griffures sur le film non exposé, parfois des morceaux recollé à l’intérieur d’une bobine; mais après tout il s’agit d’une version « alpha » et on reste quand même impatient de voir arriver la nouvelle Chrome 100 en inversible![/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][clapat_lightbox_gallery][clapat_lightbox_image thumb_img_id= »4650″ img_id= »4650″][clapat_lightbox_image thumb_img_id= »4651″ img_id= »4651″][clapat_lightbox_image thumb_img_id= »4652″ img_id= »4652″][clapat_lightbox_image thumb_img_id= »4653″ img_id= »4653″][clapat_lightbox_image thumb_img_id= »4654″ img_id= »4654″][clapat_lightbox_image thumb_img_id= »4655″ img_id= »4655″][clapat_lightbox_image thumb_img_id= »4657″ img_id= »4657″][clapat_lightbox_image thumb_img_id= »4663″ img_id= »4663″][clapat_lightbox_image thumb_img_id= »4665″ img_id= »4665″][/clapat_lightbox_gallery][/vc_column][/vc_row]

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Mais oui c’est l’automne ! Les températures sont en chute libre ! Les feuilles des arbres aussi ! La nature se pare de ses plus belles couleurs et nous vient comme un envie de cocooning et de préparer de bonnes confitures à déguster pendant l’hiver. Pourquoi ne pas essayer la gelée de coings ? C’est super facile !
Le coing est le fruit du cognassier. Le coing n’est pas une poire, même s’il en la forme. Il ne peut être consommé cru, sauf certaines variétés méridionales. A maturité il est jaune, très parfumé et couvert d’un duvet rosâtre.
Alors prêt pour l’aventure ? Hop, c’est parti ![/vc_column_text][hr][vc_tta_accordion style= »modern » shape= »square » color= »orange » c_icon= »chevron » active_section= »1″ css_animation= »bounceIn » collapsible_all= »true »][vc_tta_section title= »Le matériel » tab_id= »1540983741632-50cba463-b0b9″][vc_column_text]Deux grandes marmites à fond épais
Une ou deux étamines (pour filtrer le jus)
Une cuillère en bois
Une passoire
Une ribambelle de pots à confiture
Un thermomètre de cuisson[/vc_column_text][/vc_tta_section][vc_tta_section title= »Les ingrédients » tab_id= »1540983160088-176eb667-3bd7″][vc_column_text]Pour 2 Kg de coings:
2 Kg de sucre
Le jus d’un citron

De la bonne humeur ![/vc_column_text][/vc_tta_section][vc_tta_section title= »La recette: jour 1″ tab_id= »1540983364948-6b6b7b36-e578″][vc_column_text]

  •  Commencez par frotter les coings sous un fin filet d’eau afin d’en ôter la couche duveteuse. Ils doivent être bien lisses.
  •  Coupez en 4 (ou en 8 pour les plus gros). Ne jetez rien, tout doit aller dans la marmite, peau, pépins, trognons; absolument tout. Nous devons récupérer un maximum de pectine.
  •  Dans une grande marmite couvrez les morceaux de coing à hauteur et portez à ébullition.
  •  Laissez cuire à gros bouillons.
  •  Après 45 minutes de cuisson vos coings doivent se laisser aller et s’écraser sans résistance avec une fourchette.
  •  Préparez une grande passoire dans laquelle vous étendez votre étamine, posez cette passoire sur une seconde grande marmite et déversez-y vos coings avec le jus de cuisson.
  •  Réservez cette marmite dans un endroit frais et laisser égoutter toute une nuit

[/vc_column_text][/vc_tta_section][vc_tta_section title= »La recette: jour 2″ tab_id= »1540984305734-49b49994-caa2″][vc_column_text]

  • Vos coings ayant égoutté toute la nuit, tordez l’étamine avec les morceaux pour en extraire les dernières gouttes.
  • Procédez maintenant à la stérilisation de vos pots et leurs couvercles en les laissant bouillir quelques minutes dans une grande marmite
  • Ajoutez au jus environ 1 Kg de sucre par litre de jus et le jus d’un citron (ça va aider la pectine à gélifier)
  • Portez ce mélange à ébullition
  • A l’aide du thermomètre vérifiez que le jus atteigne la température de 103-105 °C
  • Pour vérifier la cuisson il suffit de voir si une goutte du jus se fige sur une assiette réfrigérée. Si c’est le cas il n’y a plus qu’à mettre en pot !
  • Dès que vos pots sont remplis, fermez les bien et retournez-les. Laissez-les dans cette position quelques minutes, cela va aider à la stérilisation.
  • Abandonnez vos pots une autre nuit au frais

[/vc_column_text][/vc_tta_section][/vc_tta_accordion][hr][vc_column_text]Le matin du troisième jour vous retrouverez le parfum, la douceur et la couleur de l’automne dans cette délicieuse gelée de coings… bon appétit ![/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][general_slider][general_slide img_id= »4576″ alt= »coings »][general_slide img_id= »4577″ alt= »morceaux de coings »][general_slide img_id= »4578″ alt= »cuisson des coings »][general_slide img_id= »4579″ alt= »morceaux de coings cuits »][general_slide img_id= »4513″ alt= »égouttage des coings »][general_slide img_id= »4514″ alt= »pressage des coings »][general_slide img_id= »4515″ alt= »cuisson du jus »][/general_slider][/vc_column][/vc_row]

12 octobre 2018

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Adelboden est un petit village de montagne du Canton de Berne en Suisse. Situé à une altitude de 1353 m, j’ai eu l’immense chance d’y passer le plus clair de mes vacances d’enfance.

Les premiers paysans à y être montés aux alentours du 13ème siècle appelèrent l’endroit « Adeliges Bödeli », littéralement « Terre noble », qui devint Adelboden. Autrefois très pauvre, vivant principalement d’artisanat, le village prospère aujourd’hui grâce au tourisme aussi bien en hiver qu’en été.

J’ai eu l’occasion d’y retourner en 2016 muni d’un vieux Canon A1 et d’une bobine de Fuji Supéria 200. Ca a été l’idéal pour en même temps capter avec précision les plus fins détails des branches de sapin et rendre avec douceur les volutes de neiges chassées par le vent sur les sommets du Tschingellochtighorn, du Steghorn et du Wildstrubel en ce froid matin d’hiver 2016.

La Fuji Superia n’est pas à proprement parler une pellicule professionnelle. Elle donne pourtant de très bon résultats ! Pour de la photo publicitaire en studio il y a certainement de meilleures options, travailler en numérique par exemple 😉 … Mais pour se faire plaisir en week-end et obtenir ce résultat si charnel, presque sensuel il n’y a pas mieux ![/vc_column_text][/vc_column][/vc_row][vc_row][vc_column][clapat_lightbox_gallery][clapat_lightbox_image thumb_img_id= »4382″ img_id= »4382″ alt= »Adelboden – Tschingellochtighorn »][clapat_lightbox_image thumb_img_id= »4385″ img_id= »4385″ alt= »Adelboden – Steghorn et Grossstrubel »][/clapat_lightbox_gallery][/vc_column][/vc_row]

[vc_row][vc_column][vc_column_text]Les premiers Mai à Liège sont toujours un peu pareils. Aux désormais traditionnels discours du PTB et du PC à l’ombre de la Cathédrale Saint-Paul répond le non moins traditionnel rassemblement des forces vives du PS autour du kiosque du Parc d’Avroy, tous deux soulignés de fougueux mouvements de bras et autres poings levés. Ensuite, selon un rituel bien huilé et un timing digne des meilleurs horlogers suisses, les cortèges des frères ennemis se partagent les principales artères de la ville en prenant soin de ne jamais se croiser.

Il en va ainsi années après années. Mais en 2017 tout a changé. Le PS largement éclaboussé par divers scandales, le PS en perte de vitesse, le PS peut-être fini allait-il encore rassembler autant se sympathisants ? L’ogre PTB n’allait-il pas profiter de l’aubaine et attirer encore un peu plus de déçus de l’autre camp ? Le parc d’Avroy allait-il rester vert en ce premier mai 2017 ?

Il n’en fut rien. Les forces étaient à peu près égales entre la Place Saint-Paul et le Parc d’Avroy. Tandis que je faisais l’aller-retour entre les deux sites une rumeur parvint à mes oreilles, l’événement du jour, le scoop inattendu: Raoul Hedebouw venait d’être agressé! Un homme d’une soixantaine d’années, armé d’un couteau, venait de se précipiter sur lui aux cris de « Le PTB ce sont des idiots « , le blessant superficiellement à la jambe. L’individu fût rapidement maîtrisé et le porte parole du PTB put prononcer son discours. Quant aux motivations de l’agresseur elle étaient, à ce moment-là, encore inconnues. On apprit plus tard que loin de vouloir mettre un terme à l’existence de Mr Hedebouw, il souhaitait en fait « lui donner une bonne leçon ».[/vc_column_text][general_slider][general_slide img_id= »4260″][general_slide img_id= »4258″][general_slide img_id= »4257″][general_slide img_id= »4256″][general_slide img_id= »4254″][general_slide img_id= »4255″][general_slide img_id= »4253″][general_slide img_id= »4251″][general_slide img_id= »4250″][general_slide img_id= »4249″][general_slide img_id= »4248″][general_slide img_id= »4238″][/general_slider][/vc_column][/vc_row]